Archive for février 2012

Les mains de fée de Lucie Grégoire

février 7, 2012

Dans le Bel âge du mois de mars, présentement en kiosque, vous pourrez lire un très bel article écrit par Madame Julie Stanton sur… moi.

L’article est intitulé Les mains de fée de Lucie Grégoire. J’ai reçu cet article comme un cadeau, car il est écrit avec délicatesse et justesse.

Et si vous aimez la poésie,  Parfaitement le chaos suivi de Élie ma joie publié aux Editions Les heures bleues en 2011, les textes sont de Julie Stanton.

Bonne lecture !

Publicités

Des fleurs, des tissus et un savoir-faire exceptionnel

février 6, 2012

Marcelle Guillet perpétue l’art de son arrière-grand-mère.

Fabricant de fleurs artificielles, la maison Guillet est créée en 1896 par Marie Guillet, arrière-grand-mère de la dirigeante actuelle. Marie Guillet, brodeuse de chasubles religieuses, s’installe à Paris à la mort de son époux. Elle apprend alors le métier de fleuriste. Elle fabrique des fleurs de tissus pour les églises et les mariées. Son fils André lui succède. Il crée essentiellement des feuilles pour les garnitures de chapeaux. Il les exporte également, par wagons, dans les pays d’Amérique du Sud. Puis Marcel rejoint André, son père, durant la Première guerre mondiale, et débute la confection de fleurs de décoration. La maison Guillet réalise notamment dans les années 1950 toutes les vitrines des grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette) à Paris. C’est aussi à partir de cette période que des décors grandioses seront reconstitués, place Vendôme, lors de la visite du roi George VI d’Angleterre, mais également pour les vitrines des maisons Hermès, Gucci, Caron, Elisabeth Arden… Les semaines précédant la Sainte-Catherine, de nombreuses catherinettes affluent dans l’atelier pour l’achat de fleurs. En 1970, au départ de son père Marcel, Marcelle Lubrano-Guillet rejoint son mari aux commandes de l’entreprise. Raymond Lubrano poursuit toujours la réalisation de décors de grandes institutions tels les opéras Bastille et Garnier… Jusque dans les années 1980, la maison fleurit le palais des familles royales, des sultans et des princes saoudiens. Le cinéma et la publicité font également appel au talent et au savoir-faire de cette maison. Quant à Marcelle Lubrano-Guillet, elle s’est orientée vers la mode dans les années 1980. Ses premières créations furent pour Féraud, puis pour Chanel. Cette dernière lui ouvre les portes d’autres maisons de couture : Dior, Nina Ricci, Lacroix, Leonard, Guy Laroche, Balenciaga, Yves St-Laurent, Rykiel… Au contact des créateurs, elle appris à ne jamais dire non, même s’il faut parfois relever les défis les plus insensés. L’atelier renferme près de 20 000 outils rachetés au fur et à mesure de la fermeture des maisons. Ils constituent un patrimoine rare. Cette maison emploie une vingtaine de salariés et est situé à Paris, au 1, avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement. Pour la pérennité de la maison et le maintien des savoir-faire, la maison Lubrano-Guillet appartient aux métiers d’art de Chanel depuis le 1er mars 2006, et continue par ailleurs à créer pour d’autres couturiers.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p.199-200

http://www.youtube.com/watch?v=oWDoIc_bBj4

http://www.maitresdart.com/marcelle_guilletlubrano/video.htm

Marcelle Guillet