Posts Tagged ‘fleurs’

Un chapeau pour le Dîner en blanc

juillet 30, 2013

Le 15 août prochain se tiendra à Montréal la 5e édition du Dîner en blanc. Pour vous glisser dans ce décor festif, nous vous proposons des chapeaux utiles et futiles, des chapeaux sur mesure et prêts-à-porter et des accessoires parés de plumes, de fleurs et de rubans.

Un moment idéal pour un nouveau chapeau ?

Bienvenue!

Commeunchapeau.com

2205, Parthenais  local 307

Montréal  H2K 3T3

514 279-8856   (sur rendez-vous seulement)

capeline blanche

Capeline garni de guipure Commeunchapeau.com

bandeau

Bandeau Commeunchapeau.com

noeuds blancs

Noeuds et fascinator Commeunchapeau.com

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Béret de rabane peint à la main Commeunchapeau.com

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Béret de rabane peint à la main Commeunchapeau.com

Visionnez ce petit montage où le chapeau devient une forme d’expression, au Dîner en blanc à Paris. http://www.youtube.com/watch?v=45ZDMhhnzlU

Des fleurs, des tissus et un savoir-faire exceptionnel

février 6, 2012

Marcelle Guillet perpétue l’art de son arrière-grand-mère.

Fabricant de fleurs artificielles, la maison Guillet est créée en 1896 par Marie Guillet, arrière-grand-mère de la dirigeante actuelle. Marie Guillet, brodeuse de chasubles religieuses, s’installe à Paris à la mort de son époux. Elle apprend alors le métier de fleuriste. Elle fabrique des fleurs de tissus pour les églises et les mariées. Son fils André lui succède. Il crée essentiellement des feuilles pour les garnitures de chapeaux. Il les exporte également, par wagons, dans les pays d’Amérique du Sud. Puis Marcel rejoint André, son père, durant la Première guerre mondiale, et débute la confection de fleurs de décoration. La maison Guillet réalise notamment dans les années 1950 toutes les vitrines des grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette) à Paris. C’est aussi à partir de cette période que des décors grandioses seront reconstitués, place Vendôme, lors de la visite du roi George VI d’Angleterre, mais également pour les vitrines des maisons Hermès, Gucci, Caron, Elisabeth Arden… Les semaines précédant la Sainte-Catherine, de nombreuses catherinettes affluent dans l’atelier pour l’achat de fleurs. En 1970, au départ de son père Marcel, Marcelle Lubrano-Guillet rejoint son mari aux commandes de l’entreprise. Raymond Lubrano poursuit toujours la réalisation de décors de grandes institutions tels les opéras Bastille et Garnier… Jusque dans les années 1980, la maison fleurit le palais des familles royales, des sultans et des princes saoudiens. Le cinéma et la publicité font également appel au talent et au savoir-faire de cette maison. Quant à Marcelle Lubrano-Guillet, elle s’est orientée vers la mode dans les années 1980. Ses premières créations furent pour Féraud, puis pour Chanel. Cette dernière lui ouvre les portes d’autres maisons de couture : Dior, Nina Ricci, Lacroix, Leonard, Guy Laroche, Balenciaga, Yves St-Laurent, Rykiel… Au contact des créateurs, elle appris à ne jamais dire non, même s’il faut parfois relever les défis les plus insensés. L’atelier renferme près de 20 000 outils rachetés au fur et à mesure de la fermeture des maisons. Ils constituent un patrimoine rare. Cette maison emploie une vingtaine de salariés et est situé à Paris, au 1, avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement. Pour la pérennité de la maison et le maintien des savoir-faire, la maison Lubrano-Guillet appartient aux métiers d’art de Chanel depuis le 1er mars 2006, et continue par ailleurs à créer pour d’autres couturiers.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p.199-200

http://www.youtube.com/watch?v=oWDoIc_bBj4

http://www.maitresdart.com/marcelle_guilletlubrano/video.htm

Marcelle Guillet

Un chapeau pour un cheval

juin 24, 2011

Pour fêter le 300e anniversaire de Ascot, Stephen Jones modiste officiel de la Royal Ascot 2011 a crée un chapeau pour le cheval Ambres. L’inspiration lui est venue du chapeau que portait Audrey Hepburn dans le film « My fair lady ». Le chapeau avait tout à fait le style des événements de course : larges bords, plumes et fleurs aux couleurs vives, le tout porté en oblique.

Et voici en prime les conseils du modiste Stephen Jones pour les hat-porteurs.

Prenez un miroir à main lorsque vous choisissez un chapeau et souvenez-vous qu’il y a deux côtés et un dos!

Les chapeaux peuvent être : des tricornes, des bonnets, des casquettes, des bérets, des cloches, des fascinators, des voiles, des turbans donc n’ayez pas peur d’essayer de nouveaux styles et de vous amuser.

Portez votre chapeau à la maison si vous avez besoin de vous y habituer!

http://www.vogue.co.uk/news/2011/06/15/stephen-jones-designs-a-horse-hat

Stephen Jones et le cheval Ambres

Chapeau pour le mariage princier

mai 1, 2011

Le 19 mars dernier, Madame Sharon Johnston, épouse du Gouverneur général du Canada me contactait car elle désirait un chapeau pour assister au mariage du prince William et de Kate Middleton. Nous nous sommes donc rencontrés afin de déterminer le style du chapeau, les proportions, les matériaux à utiliser et les couleurs.

Le port du chapeau à ce mariage était obligatoire.

Au premier essayage, les proportions du chapeau et le choix des tissus ont été établis. Au deuxième essayage, quelques retouches ont été faites et les garnitures ont été choisis. Au troisième, l’essayage fût complet : les vêtements de la maison Serge et Réal, les bijoux de Chris & Alix, les chaussures, les gants, le sac à main et pour couronner l’ensemble, le chapeau griffé Commeunchapeau.com créée par Lucie Grégoire dont voici la description et les photographies :

Chapeau de couleur beige composé de sparterie, de mousseline de laine et de dentelle.

Des fleurs d’organza, de dentelle, de mousseline de laine et de plumes s’agencent pour former la garniture.

Photos : Raymond Sauvé

Leurs excellences le très honorable David Johnston et Madame Sharon Johnston le 29 avril dernier.

MODISTE

janvier 30, 2011

MODISTE : s. f. ou s. m. – CHAP., TECH. Ce métier se différencie de celui de chapelier. Vers 1750, le dictionnaire de Trévoux définit les modistes comme « des personnes, sans distinction de sexe, qui s’attachent à suivre les modes ». À l’origine, les modistes dépendent des merciers et se regroupent avec les fleuristes et les plumassiers sous la même corporation en 1776. Appelées « faiseuses » ou « marchandes de modes », elles ont le privilège de garnir et d’enjoliver les robes, les habits de cour, dominos et autres vêtements de femmes et d’enfants dans lesquels entrent des gazes, crêpes, dentelles, velours, rubans, plumes, fleurs …Elles réalisent aussi des chapeaux, des bonnets, des fichus, des mantilles … Rose Bertin fut l’une des premières modistes. Elle s’est distinguée en créant des coiffures pour la reine Marie-Antoinette au XVIIIe siècle. La maison de modes au sens moderne du terme apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Le métier de modiste se dévelope considérablement au XIXe siècle avec Caroline Reboux et au XXe siècle, suivant ainsi l’essor du chapeau féminin.

Pour devenir modiste, l’apprentissage tel qu’il se pratiquait aux XIXe et XXe siècles ne suffisait pas. Les modistes avaient l’habitude de dire que le talent  ne s’enseignait pas : l’art de chiffonner, de modeler, de garnir, d’assortir, d’apprécier le coiffant, les proportions…était inné ; l’apprentissage, indispensable, n’était là que pour orienter. Les modistes comme les grands couturiers ont leurs célébrités : Jeanne Blanchot, Les soeurs Legroux, Madeleine Panizon, Rose Valois, Rose Descat, Suzanne Talbot, Agnès, Paulette, Jean Barthet, Gilbert Orcel, Claude St-Cyr. Certains couturiers ont débuté comme modistes : Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli ; d’autres ont toujours présenté eux-mêmes une collection de chapeaux, comme Jacques Fath, Christian Dior, Yves St-Laurent, Cristobal balenciaga, Hubert Givenchy….

Les métiers de chapelier et de modiste sont aussi très différents. Bien que réalisant le même produit, ils ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire particuliers. Les chapeliers sont le plus souvent spécialisés et ne travaillent que certaines matières : feutre, paille, tissu…Ils produisent en grande série ou en série limitée des chapeaux d’homme et de femme classiques.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 259

L'Étalage de la modiste - Jean-Émile Laboureur, 1912

Illustration : René Gruau - 1944

Le CHAPELIER

janvier 25, 2011

CHAPELIER : s.m. – CHAP. Le terme chapelier fait aussi bien référence à l’ouvrier qui fabrique la matière première, tel que le feutre, qu’à celui qui transforme un cône, de feutre ou de paille, en chapeau, qui crée un chapeau de tissu, ou qui le vend (chapelier détaillant). Le plus souvent, chaque ouvrier occupe une fonction bien précise liée à sa spécialisation dans le processus de fabrication : souffleur, bastisseur…pour la fabrication du chapeau de feutre; galetier, monteur…pour la fabrication du haut-de-forme en soie, etc. La corporation des chapeliers est très ancienne et figure dans le livre des métiers d’Étienne Boileau au XIIIe siècle. Onze corporations réunissaient les fabricants de chapeaux : les chapeliers de coton, les aumussiers et les coiffiers, réunis par la suite sous le nom de bonnetiers, les chapeliers de fleurs, les chapeliers de paon, les atournesses, les fourreurs de chapeau, les chapeliers de soie, les chapeliers d’orfroi, les chaperonniers, les chapeliers de feutre. Les chapeliers obtiennent des statuts en 1578, mais il faut attendre 1594 pour qu’une véritable communauté naisse. La corporation parisienne choisit saint Michel comme saint patron, mais d’autres confréries, notamment dans les faubourgs, et également en province, ont préféré saint Jacques le Mineur, saint Jacques le Majeur ou encore saint Philippe.

CHAPELIER DÉTAILLANT : s. m. – CHAP. Personne qui vend des chapeaux. Jusque dans les années 1950, il était courant de trouver, à l’arrière d’une boutique, un petit local qui permettait de reformer ou de bichonner le chapeau d’un client, défraîchi ou passé de mode. Le gérant était d’ailleurs souvent un « ancien du métier », un approprieur, qui avait généralement travaillé dans un atelier et qui décidait d’ouvrir, avec son épouse, garnisseuse, un magasin.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 116

Je lève mon chapeau à ce chapelier dessiné par Sempé.

Et merci Philippe!